PARCOURS ICI
Sur la ligne je reconnais Gilles sans Gilbert qui ne peut faire la course pour raison de santé, derrière moi se trouve Julien avec qui je suis venu. C'est même lui qui m'a décidé à venir allant
jusqu'à venir me chercher à mon domicile pour être sûr que je sois bien sur la ligne.
Je pars un peu en retrait parce que nous avons un peu traîné et s'il est bien un adage qui se vérifie à chaque cyclo c'est que le temps perdu ne se rattrape jamais.
Je suis loin du paquet de tête et je n'arrive pas à revenir malgré tous les efforts de celle qui porte le dossard numéro 1 et qui envoie du lourd comme on dit. Par galanterie je reste derrière

.
Nous attaquons le ventoux par Malaucène et dés les premières pentes j'ai la fâcheuse impression que je viens d'ouvrir la porte d'un four. En fait le problème de cette montée par Malaucène c'est le
soleil qui est omni-présent. Du côté de Bedoin, une bonne partie de la montée est à l'ombre.
Je monte en 1h51, rien de bien exceptionnel mais je ne veux pas faire la montée à fond pour ensuite exploser dans les derniers kilomètres. J'ai décidé de bien gérer même si le chrono ne doit pas
être terrible.
Julien me double dans la montée, il passera le sommet avant moi.
Gilbert me double en voiture et refuse de me tirer. L'enfoiré, je m'en souviendrai.

. Brice est devant, Gilbert me dit qu'il souffre. Pas autant que moi.
Gilbert s'arrête par moment pour faire quelques photos. J'espère en récupérer quelques unes à moins qu'il ne les mettent sur le blog de Brice. Affaire à suivre.
En haut du Ventoux il y a toujours autant de monde, cette fois c'est un rendez-vous de belles voitures anciennes qui occupent la place.
Je descends sur le Chalet Reynard, il y a peu de vélos, à tel point qu'à un moment je me demande si je ne suis pas dans les choux ...

Mais dans la descente sur Sault, pas mal de vélos me rejoignent et ça finit par rouler à un bon rythme. A 2 ou 3 kms de Sault nous rattrapons Julien qui a mis un coupe-vent de la pomme sur son
maillot collector de l'étape du tour. Moi qui croyait avoir rattraper un pommier pas vu au départ

Pas de ravito à Sault alors que ma gourde est presque vide, ça file à vive allure dans les roues d'un mec qui a un vieux vélo vert et un coeur énorme. Il reste devant sur plus de dix bornes.
Ensuite nous attaquons la route vers St Léger, le groupe n'est pas assez homogène mais ça se relaie bien avec parfois un gus qui fait n'importe quoi style Didier vous avez dit ...

Qui a dit ça
??????
Arrivé à Saint Léger, je m'arrête au ravito et je suis retenu par Julien qui a oublié qu'on faisait une course et pour qui il n'y a pas de bon ravito sans un petit coca bien glacé, une entrée, un
plat suivi de fromage et dessert. Le tout doit être servi rapidement sinon ça gueule

.
Je finis par partir, julien me rattrape et nous montons ensemble le col de Veaux.
Dans la descente je perds Julien alors que la descente n'est pas technique.
J'essaie de rouler dans la roue d'un vélo couché qui prend beaucoup de vitesse dans la descente. Impossible d'aller aussi vite que lui. Sur le plat il roule aussi assez vite. Seules les montées
semblent le ralentir.
Vers le col de Propiac il se forme un groupe homogène avec des gens qui semblent fatigués comme moi mais qui roulent à une allure régulière.
Je suis souvent devant à tel point que j'arrive complètement épuisé à quelques mètres de la ligne. Je pense à ce moment que tout le groupe va me passer à quelques mètres de l'arrivée. Au lieu de
cela je sens des mains qui me poussent pour me permettre de passer la ligne devant. Sympa et touchant.

Je finis ce magnifique parcours en 5H05 à la moyenne de 25 km/h environ.
Le premier met 4H00. Moyenne 30 environ. Stéphane Sarrazin finit dans les dix premiers. Pierre Ournier est bien classé. Julien finit 10 minutes après moi.
J'aurais pu faire mieux, je rêvais de faire du 26-27 de moyenne mais ça sera pour la prochaine fois.
Merci à Tristan Mouric pour flirter avec la perfection au niveau de l'organisation.
Merci à tous.

classement du grand parcours ici