Arrivé en retard

sur le
parking de Privilège, la faute à ces maudits matchs de foot de la veille, je ne perds pas de temps dans les salamalécoums, n'ai même pas le temps de saluer Gérard, je saute sur le vélo et nous
partons direction Signes.

Mes manchons sont très remarqués et de l'avis général " faut que j'enlève ça tout de suite, c'est horrible, indigne du vélo club la pomme etc. etc. " Je suis d'accord avec tout le monde, c'est vrai
que sur le plan esthétique c'est pas franchement sexy mais sur le plan fonctionnel, on sent indéniablement une "big difference" comme dirait Andrew. Je parle au niveau confort parce qu'au niveau
performance ça reste encore à prouver.
Je discute un peu avec Philippe et note que ses goûts musicaux ne sont peut-être pas ceux que je croyais.

Apparemment Cabrel n'est pas trop sa tasse de thé, quant à Serge, il a failli vomir, c'est tout dire.
Alors peut-être que Philippe préfère
ou encore
mais c'est difficile à savoir car il est peu loquace sur le sujet. Il préfère parler des goûts musicaux de Serge qui doivent être
Jusqu'au col de l'Ange je tiens le rythme sans problème mais je sens bien que je ne suis pas dans un grand jour. C'est Cyrille qui se dispute le passage en tête avec Philippe, derrière ça suit sur
un train plus que honnête d'après moi. Sur la route de Cuges, on lève un peu le pied pour le "rassemblage" habituel puis on enchaîne sur la montée du Camp. Ça roule d'abord à 20-22 environ puis ça
accélère et paradoxalement je tiens le coup jusqu'à 25 km/h doublant même en haut Cyrille et Serge, je finis derrière Michel et Philippe mais peut-être que eux n'ont pas forcé.

Je suis à ce moment-là tout fier
de moi car je pense que cela va durer indéfiniment, que je suis devenu invincible bla-bla, bla-bla, bla-bla ... Mais comme toujours dans ces cas-là la leçon de modestie ne tarde pas à venir et
comme toujours elle fait mal.
En haut on attend les retardataires et ça repart vers Signes. L'allure est honnête, certains en profitent pour se reposer, chose que je ne fais pas et c'est un tord !
Dans la vallée du Gapeau, lieu ombragé où j'ai bien envie de m'arrêter pour faire une pause, le train est assez rapide sous l'impulsion de Bernard, des deux Gilbert et de Bernard André qui nous a
rejoint. Bernard André me parle de mes manchons mais je n'ai rien compris à ce qu'il m'a dit. C'est un peu comme quand Serge parle d'Angus (leader d'AC/DC) à Andrew et que celui-ci lui répond "yes
it's good training". Bon dans mon cas il n'y a pas la barrière de la langue mais il y a autre chose, je ne sais pas quoi, je dois être un peu sourd sur le vélo ...
En bas nous tournons à droite direction Belgentier, ça descend alors je roule un peu devant ( et quand ça monte je roule ??? derrière ! Gagné. )

De Belgentier nous prenons sur Solies Toucas, ça descend toujours mais Serge a visiblement plus envie que moi de rouler devant et il ne faut jamais contrarier ce genre d'envie car ça peut en
énerver certains. Et puis il connaît la route mieux que moi alors ça fait deux bonnes raisons de le laisser devant. Et je ne suis pas le seul à le penser parce qu'on ne peut pas dire que ça se
bouscule beaucoup pour prendre les relais ...
A droite toute, zéro la barre, nous arrivons à Solies Toucas, Aïe,

on comprend vite que ça va faire mal parce que le train ralentit brusquement. On a même l'impression de s'arrêter par
moment ... Enfin presque ...
On attaque le gros morceau que je vais résumer sans mal non pas parce que les 20 bornes de ce chemin de Siou Blanc de m... soient monotones mais plutôt parce que j'ai roulé tout seul. Bande
d'enfoirés.
Sûr, quand les deux Gilbert m'ont doublé ça m'a foutu un coup au moral,

je me suis dit "comme t'étais mon pauvre Yves et comme t'es devenu ..." Pourtant le brave Gilbert Quaranta a eu des mots
tendres à mon égard,

il m'a
dit " A nous deux on va t'enterrer, on va te n..., et s'il le faut on te mettra des coups de pieds ! " C'est sur ces paroles que je me suis rendu compte que j'étais assez faible psychologiquement.
Ça n'est peut-être que passager ...

Toujours est-il que les paroles de Gilbert font effet que je reste sagement derrière. Devant il y a dans l'ordre, Philippe, Serge et Bernard André, Andrew, Bernard Pubreuil et
Gilbert Quaranta, moi-même suivi de GiIbert Donzelli, de Christophe et de Stéphane.
Andrew qui s'est économisé lors de notre sortie de la veille, ça m'apprendra à m'être moqué de lui.
On attend les retardataires sur la route de Signes puis on repart direction Cuges à une allure modérée. Les affaires reprennent après Cuges sur la route du col de l'Ange, c'est Bernard qui est
devant et qui semble griller ses dernières cartouches. Je donne mes dernières forces dans la montée du col de l'Ange où Philippe a encore la force de sprinter.

Moi je me fais doubler en arrivant
en haut par Gilbert Quaranta. Comme a dit je ne sais plus qui " c'est mourir deux fois ... "
Je descend dans la roue de Gilbert et de Serge qui prend les choses en mains pour revenir sur Andrew et Philippe partis devant. Là je dois dire que j'ai raté le train de peu et je le regrette.
A l'évidence notre locomotive n'avance pas (je parle de Serge) j'ai beau imploré Gilbert de prendre le relais il ne se passe rien, il a l'air aussi cuit que moi. (ca roule quand même à 40-45 à
l'heure) La route d'Aubagne me paraît longue d'autant que les deux lascars de devant ne relâchent pas leur effort.
Le pauvre Serge arrive exténué à Aubagne et il doit en plus subir les quolibets de Philippe qui le traite de gros nul, de minable etc. etc.

et cela va durer jusqu'à
Marseille. Le pauvre Serge est le souffre-douleur de Philippe, vous l'avez compris.
Après Aubagne, on regroupe et on rentre calmement. Enfin disons relativement calmement ...
Parcours
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vitesse moyenne première partie jusqu'à Sollies-Toucas : 30 km/h
vitesse moyenne sur le chemin de Siou Blanc : 21 km/h
vitesse moyenne sur le retour : 32 km/h
vitesse moyenne sur la totalité du parcours : 28 km/h
données GPS