Lundi 9 novembre 2009


Ne vous y fiez pas, le sourire de Régis est plus que forcé, à cet endroit il en bavait déjà pas mal ... Seuls les rires nerveux du Président et les cris de Gérard, là-haut sur le sommet ne l'étaient pas ...
Par yves - Publié dans : SORTIES VTT
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Dimanche 8 novembre 2009

Si lors d'une sortie comme celle de mercredi matin (voir ci-dessous LOST 1) vous pensez qu'on est allé un peu loin alors retournez jouer aux billes parce que là avec LOST 2 (sortie vtt de samedi matin) on est dans un autre monde, on rentre dans la quatrième dimension, on n'est plus avec des rigolos, on est avec des pros !
Arrivé sur le parking de Riboux avec Gérard je comprends vite que la météo a fait la sélection. Il ne reste que les purs, les durs, les indétrônables du vtt : Gérard, Régis, François et moi, excusez du peu !
C'est donc sous un ciel menaçant que nous partons complètement à l'aventure car le parcours n'est pas préparé, Régis et François pestent après un fameux Claude qui paraît-il est le seul à connaître le coin comme sa poche. Et qui n'est pas là of course, il aurait oublié son vtt dans les Alpes. Le c.. !
Gérard, le campionissimo, part devant, je reste dans sa roue jouant le Gino Bartali mais pour parodier Maurice Diot je dirais que c'est moi le plus fort, Gérard étant hors-concours.
Nous roulons à travers les petits chemins entourant Riboux, jusque là tout va bien à tel point qu'à un moment je me dis même que la sortie va être certainement courte et pauvre en dépense de calories. C'était sans savoir ce qui nous attendait.

Par moment François, notre cher Président, semble se souvenir vaguement d'une sortie faîte dans le passé et semble se rappeler d'être passé par ici ou par là.
Le problème en vtt c'est que tous les chemins se ressemblent et qu'il n'existe pas comme sur la route de panneaux pour vous indiquer une direction. Il y a bien un GPS sur le vélo de François mais quand on n'a jamais lu le mode d'emploi et qu'en plus l'appareil est paramétré pour la route et non pour les chemins ... On est dans la merde.

Bien sûr on ne se rend jamais compte tout de suite de cette mauvaise situation. C'est comme dans la vie en général, tant qu'on ne s'est pas pris le mur dans la gueule, on continue à foncer à 200 km/h dans la mauvaise direction.
Nous sommes sur le chemin de la ferme de Latay, un paradis pour qui aime le vtt. Des chemins agréables, un temps clément, de jolies petites bergeries en pierre qui suscitent l'admiration de François, expert en immobilier, de jolis petits ruisseaux avec des baignoires naturelles comme on en voit en Corse etc. Le problème est que ce petit bout de paradis borde l'enfer.
Où se trouve la frontière me direz-vous ?

En arrivant à la ferme de Latay qui est abandonnée depuis longtemps, sans doute était-ce la maison du Diable puisqu'elle est prés du pont du Diable, François cherche un ruisseau que l'on va longer en remontant pour aboutir nulle part. Première galère. Reconnue celle-là car les esprits sont encore lucides et nous faisons demi-tour à la recherche d'un gué. On en trouve un mais ce n'est pas le bon d'après François. Qu'à cela ne tienne, on continue. Ça monte, Gérard est toujours devant mais est-ce la peine de le préciser. Cette fois il nous attend, il a retenu la leçon de la semaine dernière.
Nous finissons par arriver sur un plateau où nous rencontrons un chasseur avec deux chiens. Nous lui demandons la direction de Riboux, ça fait pas du tout les mecs qui sont paumés ça
et alors qu'il nous indique une direction nous lui disons, surpris, que nous pensons, qu'en fait, Riboux est à l'opposé. A quatre contre un le chasseur jette l'éponge rapidement mais il a dû comprendre pourquoi nous étions paumés. Bon lui, n'avait pas un GPS à 500 euros, donc on lui pardonne.

Nous sommes face à un terrain clôturé par un grillage, fermé par un vieux portail, au milieu de nulle part. Étrange. Nous contournons pour arriver à un croisement, il y a un chemin qui part à droite, l'autre part vers la gauche. En d'autre terme il y a le bon et le mauvais et bien sûr nous prenons .......... le mauvais. C'est ça d'avoir un GPS !
Nous prenons ensuite un chemin qui mène nulle part et qui monte un peu. Mes camarades me rassurent : c'est la bonne direction. Quand on a un Président avec soi c'est comme avoir un amiral sur un bateau. On ne va quand même pas discuter les ordres, enfin disons les consignes ou les avis. Où avez-vous vu cela ?
J'arrive le premier en haut de ce chemin avec Gérard dans ma roue. Gérard a beaucoup progressé en vtt depuis l'an dernier mais il lui manque encore pas mal de technique. C'est son talon d'Achille si je peux m'exprimer ainsi. Laurent par contre est une bête, techniquement parlant. Je n'arrive pas à le suivre dans les montées et dans les descentes je ne le suis pas parce que je ne le veux pas. Rester dans la roue de Laurent dans une descente en vtt, c'est, disons-le carrément, suicidaire.
Revenons à nos moutons. Arrivés en haut de la crête, je pense que l'on va maintenant redescendre ............ que nenni, on continue à monter par un petit chemin (c'est le GPS qui a dit que c'était par là), petit chemin qui méne où il ne faut pas aller, of course. Je devrais même dire où il ne faut surtout pas aller. Là on est à pied, on pousse le vélo, et ça va durer un certain temps comme dirait Fernand, un temps beaucoup trop long à mon goût !
C'est là que Régis commence à me dire "Heureusement que Gilbert n'est pas venu ..." L'idée même que les autres aient pu être là me rend blême. Qu'aurions-nous fait de Gilbert ?

Le chemin monte de plus en plus, François a l'air épuisé, lassé par ce jeu qui commence à trop durer, il décide d'envoyer Gérard en éclaireur. GROSSE, GROSSE erreur ! Pourquoi ? Mais parce que Gérard, rien ne l'arrête. C'est un commando de Marines à lui tout seul, c'est un char Leclerc ! Alors qu'il a dû se fêler une côte lors d'une grosse chute près de la ferme de Latay, il part devant avec son vtt sur le dos.
Au bout d'un long moment on l'entend gueuler, "c'est bon, vous pouvez venir".
Là commence une ascension aux piolets et aux crampons avec les vtt sur le dos et avec un Gérard au dessus de nos têtes qui n'arrête pas de gueuler " qu'est-ce que vous foutez bordel ?" 
François ressemble à une cocotte minute dont la soupape est bloquée.
Arrivés en haut de cette montagne nous sommes enfin sur du plat à mon grand étonnement. Nous prenons des chemins larges en descente et là je me dis que la galère est finie. Autre GROSSE,GROSSE erreur. En fait tout ce qui a précédé n'était qu'une mise en bouche, une entrée, le plat de résistance n'allait pas tarder à nous être servi.
A nouveau perdus, un conseil des ministres est réuni dans l'urgence, tous penchés sur le GPS, sans qu'aucun n'y comprenne rien nous décidons de tirer droit à travers le maquis en direction de Signes. Que dire sinon que ce fût le pire cauchemard de ma vie. Je me revois en train de ramper par terre tirant le vtt derrière moi, j'entends encore François en train d'appeler Gérard à travers les brousailles, je nous revois encore avec l'air désespéré en train d'essayer de comprendre ce qu'affichait ce putain de GPS. Finalement nous sommes sauvés par un chasseur (ils remontent dans mon estime) qui nous indique la route. Nous finissons par le suivre, il traîne derrière lui un sanglier qui laisse des traces de sang ce qui nous guide à travers le maquis. Grace à lui nous retrouvons un DFCI qui nous mène à Signes. Nous sommes presque sauvés.
Là, Régis propose que nous nous arrêtions pour manger une bonne daube, sans doute la vue du sanglier lui a-t-elle rappelé qu'il est midi.
Gérard ne dit mot.
La montée de Signes est abordée tranquillement à 17-18 km/h puis mes deux compères, Gérard et Régis se mettent à visser et je décroche. Mon vtt plafonne à 25 sur le faux plat qui suit.
Un peu plus loin, sur la route du camp, nous rencontrons Ali et Jean-Jacques qui sont terrorisés parce qu'ils ont failli être victime d'un accident de la route. Ali me dit que la voiture lui est passée à 50 cms avant de s'encastrer dans la voiture qui venait en face.

Après quelques minutes nous repartons, Régis souhaitant rentrer par la route alors que nous autres souhaitons rentrer par les chemins évitant ainsi de redescendre sur OK Corral pour ensuite remonter sur Riboux.
Après quelques errances, nous finissons enfin par tomber sur la route de Riboux après être passés par le mémorial du charnier de Signes et après nous être retrouvés à un moment face à un champ clôturé au milieu de nulle part. Paumés une fois de plus.
Arrivés à la voiture nous sommes trempés parce qu'il pleut maintenant de manière assez forte, Gérard a l'air épuisé et en plus il ne peut plus bouger parce qu'il a mal à sa côte fêlée. François est couvert de boue à tel point qu'on ne voit même plus les couleurs de son maillot.
Une sortie mémorable.


Distance 45 kms.





Par yves - Publié dans : SORTIES VTT
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Dimanche 8 novembre 2009
Partis de Supergemenos Mercredi matin avec Laurent "EL MAESTRO" nous prenons un DFCI en direction du mont Cruvelier . En chemin j'informe Laurent que cela fait un bout de temps que je n'ai plus mis les roues du VTT par ici et que donc je vais certainement avoir du mal à me souvenir du chemin. "Pas d'inquiétude" me dit-il car "lorsque j'étais à Paris, c'était moi qui guidais le groupe ..."
Dans ma tête je me dis "combien de fois ont-ils dû passer la nuit dans la forêt ?"
Finalement je me rappelle assez bien ce que je connais. Les chemins sont sympas, en terre sans trop de caillasses et le vtt est transformé depuis que j'ai déserré les plaquettes de frein arrière. Ma fourche est mieux réglée, c'est que du bonheur. A un moment Laurent s'arrête pour dégonfler ses pneus, puis il se rend compte que de rouler avec les pneus dégonflés c'est moins bien donc il s'arrête de nouveau pour regonfler. C'est Laurent, faut pas chercher ...
Nous roulons ensuite sur des chemins vallonnés en ayant toujours la plaine de Cuges main droite. Nous finissons par arriver à Riboux et là je me dis que nous sommes peut-être aller un peu loin sachant que Laurent a un rendez-vous d'affaire à 13H30. Nous essayons de prendre un DFCI sur la droite et nous arrivons dans une propriété privée où on peut faire du moto cross et louer des quads. Nous sommes accueillis par un gars qui ressemble à Pierrot le fou. Il est accompagné d'un autre gars qui ne parle pas et dont la tête ne met pas en confiance. Je comprends vite qu'il vaut mieux faire demi-tour. Le pierrot se perd en explications compliquées pour nous dire comment rentrer et au bout d'une longue phrase il finit par "et là vous arrivez à Cassis" Laurent et moi nous nous regardons, "a-t-il bien compris que nous sommes partis de Gemenos ?" Nous le lui reprécisons, il nous dit alors que lui lorsqu'il faisait du VTT avec ses copains ils partaient toujours à deux voitures. Sous-entendu "faut être c... pour venir faire du VTT avec une seule voiture ..."
Nous rebroussons donc chemin et décidons de rentrer par la route. On passe devant OK Corral, quel contraste avec la montagne si calme que nous venons de traverser et ce lieu qui est un vrai déferlement de bruit et d'agitation ...

De la route nous arrivons à Cuges et là je propose à Laurent de reprendre les chemins que je connais un peu par ici.
En traversant le village de Cuges, nous sommes interpellés par Jean-René
qui nous propose de boire le café, sympa ce Jean-René, il habite une maison de village au numéro 13 d'une petite rue. Nous lui faisons part de notre intention de prendre les chemins de colline en face de chez lui. "OUUUUU  lalalala, putain, les gars mais vous savez que ça grimpe sec là ..." Laurent a un petit soutire aux lèvres, il pense "ouai mais en même temps Jean-René, on n'est pas des mauvais sur un VTT ..."
Nous prenons donc un DFCI. Il y avait l'embarras du choix en partant de Cuges, je pense que l'on a pris le plus dur. Laurent monte comme un cabris, moi j'ai un peu plus de mal, j'ai la roue arrière qui dérape sans arrêt dans la caillasse et je pense "Putain Jean-René .... PUTAIN !!!!" Mais je m'accroche et on finit par arriver en haut de la crête. De la nous basculons de l'autre côté et l'on finit par arriver en territoire connu.
Nous prenons ensuite un joli single qui débouche dans la vallée de Saint Pons. Nous longeons le cours d'eau, l'huveaune je pense, et nous arrivons ensuite à la voiture sans être trop en retard. On a sauvé les meubles mais ce fût juste.
Bien belle sortie malgré quelques déboires, j'espère que la prochaine fois nous aurons plus de temps pour faire la pause café chez Jean-René ...

distance : 40 kms




Par yves - Publié dans : SORTIES VTT
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Samedi 31 octobre 2009
Gérard et moi sommes les premiers à arriver sur le lieu de rendez-vous, le parking devant le stade au lieu dit le logis neuf en bas de la route des termes et nous serons les derniers à en partir car comme me le rappelera Régis en chemin, les premiers seront les derniers. Les paroles d'Evangile sont donc toujours d'actualité.
Un nouveau se joint à nous, il s'agit de Joël, un copain de Gérard qui roulait autrefois à un bon niveau et qui faisait essentiellement de la piste.
Arrivent ensuite Régis, François, les Donzelli, Pierre Ournier, Bernard André et Gilbert Quaranta.
J'ai changé les plaquettes arrières sur mon vélo et comme je ne l'ai pas fait dans les règles de l'art, si l'on peut dire, elles touchent le disque.
Je pense que cela va rentrer dans l'ordre tout seul mais je me trompe. En fait je vais faire toute la sortie avec la roue arrière qui freine assez fort ce qui procure des sensations bizarres. Cela ne parait pas trop gênant en montée bien que j'ai l'impression de tirer un semi-remorque derrière moi mais ça l'est paradoxalement beaucoup plus dans les descente où le vélo a tendance à rester en ligne. Impossible de l'envoyer comme je veux. Pour couronner le tout j'ai eu la bonne idée de bien gonfler les pneus et de durcir la fourche. On peut dire que j'ai été bien inspiré car ce parcours sur le massif de l'Etoile est dur, caillouteux et vraiment peu agréable. Quand on dit que la frontière entre le plaisir et la souffrance est quelque fois ténue, on peut dire que j'ai été border-line avec tendance maso pendant presque trois heures.
Ne me demandez donc pas ce que je pense de cette sortie, je pense actuellement à l'oublier rapidement et souhaite ne plus jamais mettre les roues par là-bas.
Le départ commence par une montée sérieuse sur quelques kilomètres, Gérard arrive le premier en haut et Gilbert le dernier. Dans chaque montée l'ordre est à peu près identique, Gérard est loin devant, suivi de Régis puis de Bernard André puis il y a Brice et Pierre qui n'arrêtent pas de parler, je me traîne derrière avec mon front transpirant et mon disque de la couleur de mes joues puis viennent François, Joël et les deux Gilbert.
Fançois est tout de même surprenant par moment, comme me dit Régis c'est un feu de paille mais un feu de paille qui dure de plus en plus longtemps. Il est souvent devant et je ne peux pas dire que je le double facilement. Mais c'est certainement parce que je roule peu en ce moment et aussi parce que j'ai le frein arrière bloqué. Bon faudrait quand même pas que la farce dure trop longtemps. Au secours !!!!!!!!

Bien entendu ce qui devait arriver arriva, c'est à dire qu'arrivés en haut d'une montée on ne vit plus le Gérard. On eut beau appeler, siffler, crier .......... RIEN !
Gérard avait disparu.
On continua de monter jusqu'aux antennes du pic de l'Etoile et en chemin on croisa un groupe qui nous dit "Vous êtes de la Pomme ? parce qu'on a vu un gars qui descendait sur Septèmes-les-Vallons"C'est Gérard !
J'essaie de le joindre avec le portable, on attend un peu puis nous faisons demi-tour car certains ne veulent pas rentrer trop tard. J'informe Gérard par téléphone que nous rentrons par le même chemin qu'à l'aller. Il nous rejoindra sur le parking avec 10 minutes de retard environ.
Etant donné qu'à l'aller j'ai eu l'impression de monter le Ventoux, au retour j'ai bien sûr l'impression de le descendre. Avec le frein arrière bloqué. Le pied. Dans chaque virage je manque finir par terre. Good training comme dirait Andrew. Aujourd'hui on travaille l'équilibre.

Sur le retour Gérard me parle de vélo bien entendu. C'est une encyclopédie vivante du vélo. Il sait tout, connait tout le monde, jamais je n'ai rencontré quelqu'un d'aussi passionné par son sport.

Arrivé chez moi je répare mon vélo, reprends tous les réglages, maintenant il est au top alors la prochaine sortie promet d'être à 100 % plaisir !








Par yves - Publié dans : SORTIES VTT
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Dimanche 25 octobre 2009
Vous le savez peut-être ou pas, c'est cette semaine que Philou s'est fait opéré pour la deuxième fois. Cette fois pour enlever toute la quincaillerie que le chir lui a placée l'an dernier suite à sa fracture du fémur. L'opération s'est très bien déroulée mais elle a été plus longue que prévue et Philou a perdu beaucoup de sang. Il a du être transfusé de façon à retrouver son taux d'hématocrite d'avant l'opération qui était de 64 %. Malgré les multiples poches de sang utilisées, le résultat n'étant pas satisfaisant, les médecins ont donc décidé de lui administrer de l'EPO. A forte dose. Tout est rentré rapidement dans l'ordre à tel point que Philou voulait monter sur le home-trainer l'après-midi même de l'opération. Les infirmières l'en ont empêché comme vous pouvez aisément l'imaginer. Le lendemain-matin de l'opération, c'est à dire vendredi-matin, Philou fit remarquer aux médecins présents que du côté de sa libido, tout n'était pas comme d'habitude. Sans doute à cause du stress et de l'hémorragie opératoire. Les médecins décidèrent donc de corriger le tir par injection massive de stéroïdes anabolisants. L'après-midi même Philou leur prouva que tout était rentré dans l'ordre puisqu'il courait déjà après les infirmières, celles-là même qui l'avaient empêché de faire du home-traîner la veille. Est-ce un esprit de revanche ?
Bon vous l'avez compris Philou va "mieux que bien" pour reprendre une expression chère à Jean-Marie Messier, le ruineur de petits épargnants !
Nul doute que son retour va encore faire mal. Quand on vous dit que ceux qui reviennent sont plus en forme après qu'avant l'opération, maintenant vous savez pourquoi. Ayons une pensée pour les infirmières qui font un métier difficile.


Samedi-matin j'ai fait la première sortie VTT avec le club. Lieu de rendez-vous : La Bédoule, là-même où demeure notre Président.
Pas celui de la République, celui du Vélo club la Pomme. Un rendez-vous de voiture ancienne, nous empêche de nous retrouver sur le parking, c'est donc avec un grand étonnement que je vois arriver Gilbert Donzelli et son fils Brice accompagné de Pierre Ournier puis viennent Gilbert Quaranta, Bernard André, Régis Chabert et le chef suprême. Le groupe VTT est en train de s'étoffer sérieusement. La semaine prochaine Gérard doit se joindre à nous et peut-être Laurent. Le parcours sera cette fois dans le massif de l'étoile avec cette fois des grands boulevards.
Ici le parcours est fait de petits single-tracks, ce qui n'est pas pour me déplaire mais ce n'est pas du goût de tout le monde.

Après une belle montée où il faut un peu se faire violence car les muscles sont froids, arrive la première descente. J'ai beaucoup d'appréhension car cela fait un moment que je n'ai plus fait de vtt et il faut dire que cela demande beaucoup plus de technique et de concentration que le vélo de route.
C'est Gilbert Quaranta qui se fait un peu attendre par moment provoquant même notre cher Président qui le traite par moment comme un enfant.
Brice et Pierre roulent ensemble, ils sont bons copains et ont le même niveau.
Pierre me parle un peu de ses cyclos faîtes cette année, son étape du tour, le ventoux monté en 1H32 où il a doublé Alain Prost (mon rêve : "ça va Alain, t'en chies pas trop ? ...
) pour finir dans les deux centièmes, sa Fausto Coppi, il me dit :"ce fut la route des crêtes, deux Ventoux et pour finir le mont Faron avec des températures de 4 degrés en haut des cols ..." Galéjade ! Il me parle aussi de son Roc d'Azur qu'il a fait en promenant pour finir en 3h30 soit pas très loin de Laurent qui lui a dû tout donner pour finir en 3h20 !
A ce sujet Régis me dit, comme tous les ans, que ça serait bien que l'an prochain tout le monde le fasse, le Roc ... Why not ?

Le Président donne un peu de la voix par moment pour rassembler ses ouailles mais cela a l'air du plaire. On se sent un peu infantilisés mais bon, on s'y fait ... Et puis il est le seul à connaître le parcours alors ...
Sans être trop difficile le parcours est quand même assez long mais nous le bouclons en trois heures environ ce qui veut dire que nous avons bien roulé.
Le Président s'est fait remarqué en bien, Brice Donzelli a même l'air fort impressionné à l'arrivée, il me dit "je ne le voyais pas comme cela sur un vtt !".
Il est vrai qu'il ne s'est pas fait attendre dans les montées sans être quand même devant et il a prouvé qu'il était un très bon descendeur ! Bravo.

Le groupe est donc assez homogène.
La semaine prochaine Gérard Nin risque de mettre le feu aux poudres, si en plus il y a Laurent, nul doute que je ne risque pas d'écrire les mêmes choses.







Par yves - Publié dans : SORTIES VTT
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